Vagualarme, détour sur l’Atlantique !
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Sète
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Retour à toutes les « News »Vendredi 24 Juillet au petit matin, nous entrons dans le port de Sète, ce qui marque symboliquement l'arrivée au but de notre voyage. Je pensais très naïvement que je serais particulièrement ému en ce jour, que ce moment marquerai un virage clé dans notre voyage et donc notre vie. Mais très honnêtement, je n'ai pas eu les larmes aux yeux ni d'envolée de lyrisme. Cordélia prétend, certainement à raison d'ailleurs, que je ne suis vraiment pas un sentimental.Cette réflexion me plonge dans mes pensées. Peut il y avoir un début et une fin à notre voyage? J'essaie de remonter le temps. Il pourrait commencer le jour où le bateau a été mis à l'eau. Il pourrait tout aussi bien commencer le jour ou nous avons acheté le bateau, ou encore le jour où nous avons dis que nous ferions tout notre possible pour tenter d'arriver à faire ce voyage. Ce jour est symboliquement représenté par Sète. Ainsi, je cherche le début de cette histoire, le début de l'idée avant la décision. Mais avant l'idée, il y avait encore le rêve et le rêve n'avait alors pas la forme qu'a pris ce voyage autour de l'océan atlantique. Ainsi, il ne m'est pas possible de marquer un véritable début et donc une véritable fin non plus. Aujourd'hui tout me semble continu et enchaînement d'événements ou d'étapes qui m'ont amené à revenir à Sète. De la même manière Sète n'est qu'une étape avant la sortie du bateau puis sa vente. Une étape comme l'arrivée de la transat aux Açores comme le départ de l'île d'Oléron, comme l'achat du bateau. Il n'y a pas de quoi pleurer.Je repense ainsi à un sms qu'un ami m'a envoyé le jour de jour de notre arrivée à Sète. "La fin d'une épopée, le début d'une autre". A croire qu'il a lu dans mes pensées! Ulysse est triste que le voyage se termine. Mais il n'y a vraiment pas de quoi! Nous ne le savons pas encore, mais ce voyage n'était peut-être qu'une étape vers un prochain et riche de nos expériences nous sommes mieux armés pour y parvenir.Vous l'aurez compris, nous voici donc bien arrivés à Sète mais nos pensées toujours plongées dans "l'esprit de la mer". Mais voilà, un heureux événement (non, Cordélia n'est pas enceinte) à savoir les 30 ans de Cordélia vient nous secouer et nous sortir de notre état pour mieux nous faire atterrir sur terre. Car oui, elle a bien décidé d'inviter une bonne trentaine de personnes (logique pour 30 ans) à venir faire un petit pique-nique sur le sommet de la colline du coin, le Mont St Claire. Cette idée a d'ailleurs provoqué chez moi depuis plusieurs mois une inquiétude non négligeable pour ne pas dire un choc émotionnel supérieur à l'annonce de l'arrivée imminente d'un cyclone. Je m'accroche tant bien que mal à ce qu'il me reste, à savoir le sens organisationnel de Cordélia, qui, bien qu'il puisse paraître quelque peu aléatoire, a largement fait ses preuves. Ainsi 5 questions me préoccupent particulièrement : comment allons nous faire pour (1) cuisiner pour 30 avec notre cuisinière d'un quart de mètre carré, (2) en même temps dormir à 6 dans notre bateau, (3) monter la nourriture ainsi que les gens en haut de la montagne sans voiture (4) redescendre tout ça dans la joie et la bonne humeur et (5) survivre aux traumatismes d'un choc frontal entre la bête hirsute que je suis devenue, incapable de sortir un son plus élaboré qu'un grognement et la crême de la crême du savoir genevois dont l'éloquence et la science n'a d'égal que le raffinement de ses propos. Oui, j'angoisse un peu.Enfin, 3 apéros plus tard la fête s'improvise et me paraît des plus sympathiques. A défaut de propos, quelques images...
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