Vagualarme, détour sur l’Atlantique !
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Mise à l'eau et
premières navigations
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Retour à toutes les « News »Du 18 au 24 Juillet 2008. Un Anti-fouling et on y va
Le surlendemain de notre fête de départ, nous partons définitivement au petit matin pour le Douhet. Léah notre super voisine se lève à 4 heures du matin et nous attend à sa fenêtre pour un dernier petit café à la rue Royaume.
Suivent 5 jours de finalisation des travaux au chantier avec Edgar puis Jean-Claude qui nous rejoint un peu plus tard. Rien de très excitant en somme si ce n'est que le départ s'approche à grands pas. Tous le monde s'active pour que tout soit prêt le 24 pour la mise à l'eau.
24 Juillet 2008. La mise à l'eau
Cette fois, ça y est, nous allons enfin découvrir Vagualarme dans l'eau. Mais avant cela Pascal, le gérant du chantier, doit déplacer cette masse de 7 tonnes de polyester et de plomb à l'aide du tracteur et de sa remorque. Paraît que c'est limite. Je comprend ce qu'il veut dire quand je vois les pneus de la machine s'écraser sous la charge. La manoeuvre est extrêmement lente et parfaitement maîtrisée. L'ambiance est à la fois tendue puisque notre bateau est lourd pour le matériel du chantier et à la fois sereine vu la confiance qu'est accordée au chantier.
Le bateau touche l'eau, il flotte, je dois monter, démarrer le moteur et nous partons. C'est con, une mise à l'eau, je pensais que ça serait un moment magique, un point symbolique pour le début de notre aventure, mais rien, un simple fait : on a mis le bateau à l'eau.
Tour de l'île de Ré
Bon, tout va bien Cordélia, on est au moteur plein gaz sur l'île de Ré où on va mouiller ce soir. Quoi penser, quoi dire si ce n'est que tout va bien et qu'Ulysse se sent comme un poisson dans l'eau .
Ulysse découvre dans sa cabine un passager clandestin ainsi qu'une lettre qui explique que la vie de marionnette dans le théâtres est bien monotone, alors Ulysse l'adopte et le nomme "L'clandestin" (merci ma petite marraine).
26 Juillet 2008. Une sortie d'entraînement mouvementée par pétole
Après avoir quittés nos pères respectifs, nous passons quelques jours au port de St-Denis. Malgré la pétole, nous effectuons une petite sortie d'entraînement qui devrait nous permettre de bien tester les manoeuvres au moteur. Je ne pensais pas si bien dire lorsque, après 2 heures de manoeuvres intensives, Cordélia sort du carré en me disant avec son air insouciant "Pascal, ça fume!" STOP moteur instantané, on affale les voiles. "C'est quoi ce bordel?" Nous ouvrons le capot et nous nous réjouissons de voir une épaisse fumée sortir agrémentée d'une fabuleuse odeur étouffante de gazole brûlé. Que des signes très prometteurs. Nous laissons refroidir le moteur, nous redémarrons la machine diabolique et nous constatons des grands jets d'eau chaude et toujours cette satanée fumée jaillir sur flan gauche de l'appareil. Diagnostic: l'échappement se désolidarise de l'échangeur de chaleur. On resserre les vis (il en restait 2 sur 4) et le tout repart. On réparera au port.
Suite à cette aventure, Alex du chantier nous fait un petit court accéléré sur les subtilités de la mécanique et un check du moteur.
Fin Juillet 2008. Première navigation de nuit et Arcachon
Pour l'anniversaire de Cordélia qui a 29 ans, c'est notre départ de l'île d'Oléron direction le bassin d'Arcachon à 110 miles. Vent portant, petite houle, on se laisse glisser entre 6 et 7 noeuds en route directe. Première pèche avec la canne offerte par Peck, un maquereau d'à peine 1 kg qui a fait la grande joie d'Ulysse.
Au mouillage devant Arcachon, nous préparons notre prochaine étape en direction de l'Espagne.
Les courants d'Arcachon
Nous passons quelques jours au mouillage dans le bassin d'Arcachon. Je m'étonne que nous soyons les seuls à choisir cette solution d'autant plus que les prix au port sont absolument exorbitants. Rapidement, je vais comprendre. Nous faisons les aller retour depuis notre bateau jusqu'à terre, comme il se doit, à l'aide de notre annexe motorisée. L'effet des marées crée un courant important devant le port à chaque remplissage et vidange du bassin. Un soir à 11 heures nous rentrons fatigué de notre longue journée lorsque soudainement "peuh-peuh-peuh" le moteur s'arrête. Malgré tous nos efforts, impossible de le redémarrer. Décidément, la mécanique ne nous réussit pas. Pas grave, on finira le trajet à la rame, pensais-je. Sauf que rapidement nous nous retrouvons dans 2 noeuds de courant, impossible de lutter à la rame, même si le courant viens de côté. Impossible de faire demi-tour non plus, nous n' arriverions pas à rejoindre la plage. Plus qu'une seule solution: attraper une bouée sur le passage et attendre la renverse de courant. Nous voilà planté à mi-chemin entre le port et notre bateau à attendre 2 heures que le courant s'arrête. Plutôt comique, non? Je dois admettre que sur le moment je ne trouvais pas trop. Ulysse, qui profite chaque occasion pour imiter les prouesses de la nature, nous propose de faire la technique des manchots qui se blottissent les uns contre les autres pour garder leur chaleur. Deux heures plus tard, le courant s'atténue et après quelques coups de rame bien placés, nous revoilà sur le bateau. Le mouillage à Arcachon... pas bon.
Les déferlantes d'Arcachon
Arcachon, un lieu maudit ? Les marées en tout cas j'aime pas. Le jour de départ pour La Corogne nous décidons de partir en début de marées descendante: "comme ça on aura un courant porteur et la mer ne sera pas encore trop basse pour passer le chenal". Une erreur de débutant direz-vous, quand on sait qu'il y a une belle houle d'Ouest de 2 m à la sortie du chenal. Rien de bien grave à première vue sauf que la houle face à courant contraire plus un niveau d'eau relativement faible ça crée, je vous laisse deviner, et oui, des belles déferlantes. Nous voilà chahuté dans comme si nous étions sur un simple engin de plage dans une mer infernale, les vagues grossissant au fur et à mesure de notre avance. La vision des terrifiants rouleaux qui se propagent devant nous, nous nous sentons contraint de faire demi-tour. Mais voilà avec un courant porteur de 4 noeuds pas facile d'aller à contre courant. Demi tour et plein gaz, 1 noeud de vitesse réelle , nous sortons petit à petit des zones de courant. On jette l'ancre et on attendra la marée haute pour sortir, c'est plus sûr tout de même.
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