Vuagalarme,
détour sur l’Atlantique !
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L’œil d’Ulysse
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Ulysse,
10 ans, son regard sur le voyage.
Bonjour!!! Je
me réjouis de ce grand voyage à travers l'océan. Les poissons nous attendent
pour être pêché et mangé. Je leurs prépare de bon appas. Certaines personnes
pensent que je vais m'ennuyer mais en regardant le paysage je ne m'ennuierai
jamais. L'école se fait sur le bateau (ça, je me réjouis moins). Je vous en
dirai plus durant le voyage. Au
revoir !!!
31
Juillet 2008. Arcachon Il
nous est arrivés plein de choses, comme mettre à l'eau le bateau ou prendre
un poisson qui s'appelle le maquereau. Notre annexe (petit bateau gonflable
qui sert à aller à la côte quand on est à l'ancre) est tombé en panne. Coincé
par le courant, on a du rester 2 heures sur une bouée. Heureusement j'ai eu
la bonne idée de faire comme les manchots (c'est-à-dire qu'il faut rester
tout serré). Sinon, la vie sur Vagualarme, c'est génial. Demain, c'est
l'Espagne qui nous attend!
17
Août 2008. Après
la panne moteur de notre annexe, c'est le moteur de notre bateau qui tombe en
panne. De la fumée blanche sortait du moteur par le pot d'échappement. On
voyait de l'essence sortir du pot d'échappement et un bruit faisait
TAKTAKTAK. Maintenant nous sommes à Si jamais, j'ai une adresse e-mail : ulysseloup@yahoo.fr. 14 Octobre
2008. Funchal Bonjour, bonjour, Enfin parti de Vigo, nous avons passé Porto, Lisbonne, Lagos, Porto Santo et nous sommes à Madère. Il fait très chaud et nous nous baignons. La passion sur un bateau, c’est surtout la voile et la pèche. Nous trainons deux lignes derrière le bateau, un faux poisson et un faux poulpe. Nous prenons surtout des coriphènes, des bonites (petits thons) et des maqueraux. Pour la voile, nous naviguons quand le vent est portant, c’est mieux que remonter le vent. Après Madère, nous partirons sur les ile Canaries.
1 novembre 2008. Las Palmas Bonjour, nous sommes à Gran Canaria et ma grand-mère Suzanne et mon copain Nilo viennent de nous quitter. Après un séjour à Mogan, en revenant à Las Palmas, nous avons vu des gros requins et quelques jours avant, on a pris une coriphène (voir ci-dessous). Sinon le voyage se passe bien. A Madère, j’ai dû monter au mât, pour décoincer la drisse de grande voile, c’était cool. Sinon il faut barrer et tout le tralala.
Je me réjouis de partir pour le Cap-Vert, pour une raison bien précise : il y a beaucoup de poissons là-bas.
6 Décembre 2008. Tarrafal, Sao Nicolau, Cap Vert Bonjour, bonjour, nous sommes au Cap Vert après une longue et périlleuse traversée de huit jours. En route, l'humeur à bord était très bonne, excellente même, ceci grâce aux nombreuses coriphènes quôn sortait quotidiennement. Les deux seules coriphènes importantes, celles qui a arraché notre leurres et celle qui s'est arraché un bout de joue sur l'hameçon. Nous étions d'abord à Mindelo sur Sao Vincente, après une ballade sur Sao Antao, nous partimes pour Sao Nicolau. En route, nous sortons un thon de 10 kg, mais refusant de monter à bord il retombe à l'eau. Bilan de frais de pêche : leurres arrachés et un perdu. Je suis au fond du gouffre. Si quelqu'ames généreuses pouvaient m'envoyer un rapala ou un poulpe rouge et blanc, je vous serait reconnaissant jusque dans l'audela. Depuis que nous sommes à Sao Nicolau, avec Pascal nous pêchons au harpon (je peux tirer au harpon après un long entrainement de sécurité). Nous ne mangeons que du poisson et du calamar sauf au petit-déjeuner. Nous plongeons à 5 mètres et repérons le poisson sous les rochers. Ce qui est très décevant, c'est que dans l'eau, les poissons font 50 centimètres et à l'air ils n'en font plus que 30 (en sortant du four, ils en font 20). Nous recontrons des pêcheurs cap-verdiens qui pêchent au harpon, ils ont un crochet pour mettre les poissons, 20 minimum, ce qui nous parrait dangeureux vu les requins qui hantent ces lieux entre 4 heure du soir et 10 heure du matin (rassurer vous, nous ne nous baignons pas à ces heures). D'ailleurs aujourd'hui, j'ai tiré sans faire exprès sur dans l'oeil de Pascal, ce qui n'est pas si grave vu qu'il en a un deuxième. Rassurez vous, c'est un gag. J'ai tiré sans faire exprès sur un poisson venimeux gonflant et entouré d'aiguilles. Nous avons du rejeter tout à l'eau. Sous la contrainte de ma maman, je vous informe que l'école se passe très bien.
8 Février 2009. Aventures transatlantiques
Nous sommes aux Antilles. Partis du Cap Vert, de Praia de Santiago, nous sommes arrivés à Bridgetown de la Barbade. En route, nous aovns eu beaucopup de casse. Génois (voile) qui se déchire suite à la rupture d'étai (câble qui tient le mât). Ensuite, c'est le bas hauban tribord qui lâche (autre câble qui tient le mât). Pour finir, c'est le tour du pilote automatique de nous abandonner. Nous passons nos journées et nos nuits à la barre. Malgré tout ça, nous sommes arrivés sains et saufs (avec le mât debout).
Trop de vent, trop de mer, c'est pas les alizés ça. Beaucoup de grains de pluie qui descendent aux Antilles, trois par jour minimum (surtout pendant le quart de Cordelia).
On a pêché la plus grosse coryphène que nous avons jamais pêché (1 mètre environ). J'ai trouvé plein de nouvelles capsules pour ma collection. Je suis trop content. Il y a aussi les deux mousaillons, Dim le photographe et Peck le pêcheur qui sont toujours avec nous.
Nous sommes depuis 10 jours à la barbade, mais le Cap Vert me manque déjà, avec mes amis pêcheurs José et Evandro, la pêche qui n'est opas interdite, ses plages et ses paysages désertiques. J'aimais bien les alugers, taxis ouverts à l'arrière (où on s'assoit) qui roulent comme des malades.
Mais maintenant, à nous les Antilles avec leurs tortues et leurs raies! A bientôt pour de nouvelles aventures.
Ulysse
Fin Avril 2009. La Guadeloupe
"Pirates des caraïbes"… Mon œil ! C’est plutôt "Touristes des caraïbes!" Nous sommes déjà en Guadeloupe après avoir fait notre complet voyage dans les Antilles. Entre l’école, la pêche et les nav, pas eu le temps de faire l’oeil d’Ulysse. Je vais vous décrire en quelques mots chaque île où nous sommes allé. Parfois on a fait des allers-retours, mais ça j’ai pas marqué.
Après la Barbade, cap sur les Grenadines. Archipel d’îles entourée de barrières coralliennes, très touristiques beaucoup de gens vont en ferry ou en charter.
Ensuite Cap sur la Grenade. Nous n’avons pas vu grand choses car nous avons passé notre temps à bricoler sur le bateau. Mais le peu qu’on a vu c’était chouette. Pascal nous fait un cours accéléré sur toute les manœuvres du bateau.
Cap sur la Martinique. Nous arrivons au Sud et la mangrove avec ces palétuviers m’a beaucoup plus. Nous partons dans le Nord et nous nous rendons compte que il pleut plus donc c’est plus vert et moins touristique car il y a moins de plages. Nous arrivons à Saint Pierre. Son histoire est triste car en 1902 le mont Pelé explose et détruit presque tout. On a visité les ruines.
Cap sur sainte Lucie. Escale courte. Nous y sommes allé juste pour chercher notre nouveau génois. Enfin le génois.
Ensuite cap sur Les Saintes. Archipel de petites îles appartenant à la Guadeloupe. Si vous y allez, aller manger chez George. C’était si bon que nous y sommes retourné une deuxième fois. Avec George, nous avons fait une petite expédition en Saintoise. C’était super cool. J’ai aussi fait mon baptême de plongée avec bouteilles.
Ensuite cap sur la Dominique, l’île des pamplemousses. Ce fut mon île préférée parce qu’il n’y avait pas trop de touristes et que les gens étaient très accueillants (dans les autres îles aussi d’ailleurs). J’ai rencontré beaucoup d’amis navigateurs. Vive la Dominique !
Et pour finir, la Guadeloupe. On a visité la réserve Cousteau qui m’a fortement déçu (Pascal et Cordélia me trouvent blasé). Par contre, enfin on pêche à la traîne un petit thon. On avait pas de chance depuis la Grenade.
Demain on part à St Martin où je vais retrouver ma grand- mère et ma tante. Bon allez au revoir et a la prochaine fois de l’autre coté de l’Océan.
Juin 2009. Açores
Certains se demandent ce que je fais en mer.
Par exemple, le matin je me lève et je déjeune, pour ça je me fabrique des galettes de sarasin. Faire à manger sur le bateau prend du temps car ça bouge beaucoup. Sinon sur un bateau, si on aime pas lire, c'est la mort. Ensuite, il y a un peu d'école... sans commentaires... Avec Cordélia et Pascal, on joue souvent à la scopa et au backgammon. Quand ils dorment les deux, je surveille le bateau. C'est-à-dire régler les voiles, abbatre ou loffer si le vent tourne et surtout regarder l'horizon chaque 20 minutes. Nous avons du fil de fer et je m'amuse à faire des formes comme par exemple un oiseau. Si on fait assez de moteur, je peux recherger ma PSP et je joue de temps en temps le soir. J'aime bien m'installer confrotablement sur le palan de l'écoute de GV et j'aime bien aussi aller tout à l'avant (quand ça ne déferle pas). Quand il y a beaucoup de mer, les vagues sont très belles. Ces temps, on pêche rien, mais je m'occupe quand même de mettre la ligne et de changer les leurres. Les journées passent vite et le soir je fais le point sur la carte pour voir combien de milles on a parcouru. La nuit, je dors dans ma cabine en entendant les bruissements de l'eau sur la coque. C'est cool. Yeh man. |
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